Mise à jour appareils Apple : Applications par défaut

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Mise à jour appareils Apple : Applications par défaut

Mise à jour d’Apple pour permettre aux utilisateurs de l’iPhone de choisir les applications par défaut

En automne, les utilisateurs d’iPhones pourront définir Gmail comme application de messagerie par défaut et Firefox comme navigateur web principal

Les utilisateurs d’iPhone pourront définir Gmail comme leur application de messagerie par défaut, Firefox comme leur navigateur web principal et écouter Spotify sur leurs haut-parleurs HomePod, après qu’Apple ait annoncé des concessions à ses concurrents qui affirment que la société abuse de son monopole.

La nouvelle ouverture arrivera avec une vague de mises à jour logicielles à l’automne, a déclaré Apple, en plus des autres nouvelles fonctionnalités que la société a promises lors de sa conférence mondiale des développeurs, qui s’est tenue à distance de Cupertino, en Californie, lundi.

Contrairement à des fonctionnalités telles qu’une nouvelle application de traduction, la prise en charge des indications routières et un nouveau look pour macOS, les présentateurs d’Apple n’ont pas mentionné les concessions sur scène lors de son événement. Mais les documents publiés après la fin de la diffusion révèlent une série de nouvelles politiques et de fonctionnalités apparemment destinées à calmer les régulateurs, les utilisateurs et les développeurs qui se sont plaints de la perception selon laquelle la société fait la promotion de ses propres applications plutôt que celles de ses concurrents.

Sur les iPhones, les utilisateurs pourront définir un nouveau service de courrier électronique par défaut, et un nouveau navigateur par défaut. Ce changement signifie que les utilisateurs qui cliquent sur une adresse web dans une application pourront désormais l’ouvrir directement dans le navigateur de leur choix, plutôt que d’être obligés d’utiliser Safari, le propre navigateur web d’Apple. Le plus grand avantage sera ressenti par le principal concurrent d’Apple, Google, qui fournit son application Gmail, et le navigateur Chrome, pour les iPhones et iPads.


Quelques limites


Mais la société conserve une limite : les navigateurs web iOS doivent encore être construits sur le “moteur de rendu” d’Apple, une couche technologique qui détermine la façon dont une page web est traitée sur l’appareil.

Les HomePods d’Apple, les haut-parleurs intelligents qui ont fait leur apparition en février 2018, sont également en cours d’ouverture, et des services musicaux tiers tels que Spotify sont autorisés pour la première fois sur les appareils. Les propriétaires ont pu écouter de la musique provenant d’autres services grâce à une solution de contournement maladroite impliquant la norme AirPlay 2 d’Apple, mais les commandes vocales directes ont été limitées à Apple Music.

L’entreprise a également tendu un rameau d’olivier aux développeurs qui se sont plaints de son application parfois capricieuse des directives qui dictent ce que sont les applications et ce qu’elles ne sont pas autorisées sur l’App Store.

Les développeurs pourront désormais faire appel d’une directive spécifique, ainsi que contester la directive elle-même. Cela signifie, par exemple, que si une application est rejetée pour violation de la directive 3.1.1, qui exige l’utilisation du système de paiement intégré d’Apple (et une réduction proportionnelle de 30 % des recettes), les développeurs peuvent faire appel en faisant valoir qu’ils ont été mal ciblés. La société a également promis que les simples corrections de bogues ne seront pas retardées en cas de litige avec l’App Store, ce qui permettra aux développeurs de continuer à faire fonctionner leurs applications même s’ils se disputent avec Apple.


Apple sous pression


Ces changements interviennent après une semaine difficile pour Apple. Mardi dernier, l’UE a annoncé deux enquêtes visant à déterminer si elle abusait de son monopole en obligeant les développeurs à utiliser les systèmes de paiement Apple Pay et l’App Store in-app. Ces enquêtes ont été rapidement suivies d’une rébellion des développeurs, provoquée par l’interdiction de l’application de messagerie électronique Hey ! sur l’App Store, en raison d’une décision controversée concernant ces mêmes paiements in-app. Des observateurs, allant du président de Microsoft au président de la commission antitrust de la Chambre des représentants américaine, se sont mobilisés pour attaquer la position d’Apple.

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